Beyrouth - decembre 2003
Noun Magazine
Exposition Culbute


Elle travaille avec un Hasselblad, moyen format, qu’elle repose contre son plexux solaire, à la fois symbole phallique et symbole de Fécondité. Ses photos, exposées a The Gallery-Fennel, forment une oeuvre ouverte à de multiples interprétations.
         Au début des années 90, aprés des études d’arts graphiques démarées a Beyrouth et achevées a Paris; elle travaille en tant que graphiste pendant 7 annnées dans la presse francaise, notamment à Paris-match,  Vogue, Beaux Arts Magazine …
“A un moment donné, je n’ai plus voulu rester devant un ordinateur et voir passer la vie à travers cette fenêtre, raconte Kris . Je ne voulais pas vivre par procuration. Et comme la photographie a toujours été presente dans ma vie, depuis l’age de 15 ans, j’ai décidé d’y plonger tout a fait.. En 1996 , j’ai quitté Paris -Match et j’ai continué à faire des piges  pour financer ma création photographique. En 1999, je suis devenu photographe indépendante et j’ai monté ma première exposition a l’Alcazar”
Intitulée “Vision Féminin” cette exposition sera suivie de trois autres, à Paris, et d’une quatrième à Beyrouth, en 2003, au salon des artistes independants. “ Dans celle-ci, Marie, mes anges et mes démons”, j’ai présenté trois oeuvres qui racontaient le néant, mon trou noir, révèle la photographe. Et mon trou noir à moi, c’est le Liban.”
L’artiste se réfère aux périodes sombres de la guerre ainsi qu’à une expérience personnelle déstabilisatrice. comme de son propre aveu, elle est assez analytique, avec cette exposition elle s’est en quelque sorte autopsychanalisée. “Cela a très bien marché,” poursuit Kris,” et je suis revenue pour monter une seconde exposition a Beyrouth. J’ai compris qu’elle complexité représentait pour moi le Liban, avec lequel j’entretiens un rapport passionnel. je ne voulais pas rester dans le fantasme, mais je voulais faire ma Culbute!.
Culbute, c’est le titre de sa 2 exposition, qui se tient à the gallery-Fennel jusqu’au 17 Fevrier.  Voyage interieur morcelé dans le paysage féminin, en 18 fragments de 50X50 cm qui s’interpellent les uns les autres dans une cohérence visuelle et thématique riche de sens “Culbute”, selon l’auteure, est une histoire en trois temps; la première partie s’intitule fragments. C’est comme un enfant qui contemple son corps sans savoir que ça lui appartient.. Ensuite  la rencontre, du corps et du desir., Et cette conscience engendre la vie et le mouvement.
Vient alors le temps de la Culbute. Elle est ludique et essentielle à la découverte de la vie..
Les enfants adorent faire des culbutes.…                Johnny Karlitch